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Entries

Goataroat is restless with excitement.

It's a prick in the eye... 1 month ago

It’s a prick in the eye
//A sour truth to swallow
A heavy stone pressing
//Down on your head as you
Arise It’s a word that
//Escapes like a bullet a
and wounds A friend expected
//who never makes the
Journey The Overheard
//secrets and jokes that
you can’t grasp The wail
//that rattles the slap of
Despair that shocks you
//as water splases onto
your face It’s the miles
//Running in still air
The minutes walking alone
//to meals eaten shame-faced
with downcast eyes in
//a room filled with
Friends And pulling away
//from a hug in the hallway -
the truth is sudden suffocating
//Splitting – tearing from his
Gaze and pretending I’ve not
//Realized Knowing this face I
Love is
//Not mine to love.



Goataroat is restless with excitement.

On memory and imagination 1 month ago

A clinging black dress covered in flowers – purple, green and golden flowers; a blue satchel she paid a dollar for; worn-out black shoes that someone else once walked in; a green cardigan with a hole in the shoulder where her perfume still clings; a torn page from an essay where a Professor’s scrawl fades; a tiny golden pendant in the shape of a flower, found at a market; a painted notebook, all watercolours and scribbles; an anklet that jangles as she walks; a boxful of books, well-leafed and full of confused inky notes; and finally, pictures, attempts at capturing moments and people ever-gone.

She was continually searching for a place where she didn’t feel out of place, out of time and out of tune until she fell upon one of these items, and then she smiled, content. For she could never find happiness in the imperfect, inharmonious and savage outside world, only in her own musings which she could shape and structure on her whims, or in inanimate objects to which she could attribute any traits she wished. The only people who touched her at all were characters in books, whom she could perceive any way she pleased, whose image she could mold this way and that, and whom she could silence with a brush of her palm whenever they didn’t say the right words. And of course, there were the people in pictures and behind notes, mere fragments of entire beings, the fragments she liked best, and had chosen from the haphazard pile thrown her way every day. They weren’t really people, only parts, but her desire to believe that those parts were whole was enough to sustain them as complete in her memory. And so if it ever seemed that she loved anyone, all she really loved was that carefully selected and preserved memory of an aspect of their being, tailored to her preferences.

Some will say that it’s unhealthy to sustain oneself on memories and imagination. You’re evading reality, you’re not facing the inevitable, you’re running, you’re escaping, you’re putting life on hold – she’s heard every criticism and every warning. But is her reality any less life-like than yours? If she seeks refuge in clothes and books and furniture which imagination and experience whisper character, stories, and even life into, is it less of a refuge than the friends and lovers you seek out to while away the loneliness of the early hours of the morning? And if she prefers conversing with the dead in her head, if she prefers staring at the faces in the snapshots that today are wrinkled, weathered and worn, and building cherished characters around them to populate her nights, is she any worse than you, who cling to relationships no longer in bloom, still seeing a face as it was ten years ago, and refusing to acknowledge that neither of you can hear each other anymore?

Is she any worse than you, if unlike you, she admits what you know, admits that nothing remains, that almost as soon as a moment is born it dies, that those people in pictures no longer exist but in memory? Is she any worse than you, if unlike you, she admits that she’s terrified of losing the love and happiness sealed into those moments, and tries to seal those feelings into the relics of those times? And is she really any worse than you, if she seeks to keep all that is exquisite that she has tasted, and re-live it, unconcerned with the mundane, the morphing and the ugly? She doesn’t think so, as she sits by the river in that flower-covered dress, making marks in a new-found treasure of a book, and picking up a blank leaf to colour with her voice.



Goataroat is restless with excitement.

Ses yeux 2 months ago

Think, how many spans just from a man
to a woman, when she avoids him and longs…
—Rainer Maria Rilke

Je ne cherchais pas l’être parfait ; non, mais je cherchais l’amour parfait. Je cherchais des correspondances que je ne saurais nommer ; des sentiments simultanément identiques et opposés à ceux qui m’élèveraient quand je le regarderais.

Avec lui, je connaîtrais l’idéale – car il serait mon idéale et dans ses yeux je me verrais reflétée et idéalisée. Je me verrais comme il me verrait, et il se verrait comme je le verrais. Et à travers cette puissance du regard, à travers ces images l’un de l’autre reflétées, on se verrait comme on est véritablement. A travers l’autre, l’être aimé, on se connaîtrait au plus profond, au plus pur. Que c’est beau, que c’est beau, est-ce possible me demandais-je ? Que lorsque nos regards se croiseraient, on ne serait plus à deux, mais à quatre – deux corps et deux âmes libérées. Et peut-être viendrait là le moment que nos corps seraient délaissés et que nos âmes s’uniraient enfin. Est-ce possible, me demandais-je ? C’est trop beau, ce n’est pas possible, me répondais-je.

J’avais tort. Je l’ai trouvé, je l’ai trouvé. Ah ! Quel bonheur de le trouver. Quel malheur de le perdre. Comment ? L’âme sœur ne se perd pas ! Ce n’était donc pas l’âme sœur. Mais si, mais si. Il n’est ni le plus beau ni le plus grand. Je le trouvais un peu trop renfermé, j’aurais aimé qu’il me fasse plus de sourires. Mais quel sourire quand il ne boude pas ! Vous trouverez cela ridicule, mais la première fois qu’il m’a sourie, je ne l’ai pas reconnu – et c’est alors que j’ai vu toute la personne qu’il avait été, qu’il était et qu’il serait. Comme je l’ai aimé dès ce sourire ! Et maintenant quand je le regarde, je ne vois que ses yeux, ses yeux, chemins qui mènent vers l’idéale – car il est mon idéale, et je croyais voir mon image idéalisée dans ses beaux yeux.

Est-ce possible que je me sois trompée ? Non, non, ce n’est pas possible. Je l’aime. Je fais tout pour l’oublier, je fais tout pour nier mes sentiments, mais je n’ai qu’à le regarder pour avoir envie de pleurer. Je cherche un autre, désespérément, un qui est plus beau, plus gentil, plus grand, plus intelligent mais c’est inutile. Je dis au revoir à grand brun pour ensuite m’ennuyer avec un beau blond que je n’aimerais pas plus longtemps que notre soirée au bord du fleuve.

Je le hais des fois. Je hais les yeux dont je suis si amoureuse. Je hais son sourire, son rire, sa tendresse, ses idées, tout ce qui me fait l’aimer. Je hais surtout les chemises qui font ressortir la couleur de ses yeux et qui traînent mon regard vers eux. Quel torture divine de le regarder dans les yeux ! Je cherche à les éviter car dès que je les rencontre, je ne pense qu’à lui et je crains de ne jamais me libérer de cette souffrance magnifique. Pensez-vous que j’exagère ? Vous avez tort, je suis certaine que je l’aime. Et même maintenant, maintenant que j’éviterai à jamais ses yeux, je les retrouve encore dans mes pensées.

Je le repousse, mais en même temps je veux le retenir – ah je veux tant le retenir ! – car je l’aime et je ne veux pas le perdre pour toujours. J’aimerai tant que sa simple présence soit suffisante pour me rendre heureuse ! Mais cette présence seule me fait souffrir – car j’ai l’impression qu’il est avec moi quand il ne l’est pas vraiment. Je peux faire semblant pour quelque jours, faire semblant qu’une présence me suffit mais pas plus longtemps ! Une telle présence devient vite aussi intolérable que son absence – et même plus pénible à endurer. Comment regarder des yeux tant aimés et avoir à dissimuler cet amour ? Comment respirer quand je veux tant lui prendre la main mais que je dois les serrer ensemble pour me retenir ? Comment ne pas frissonner quand il m’effleure?

Et même aujourd’hui, loin de ses yeux, je ne les oublie pas. Que faire ? C’est inutile de lui parler, quand je lui parle j’ai envie de pleurer car j’ai envie de lui dire comment et à quel point je l’aime mais ne peux pas car il rirait et me dirait que j’exagère. Il ne comprendrait pas. Et puis j’ai envie d’hurler, de lui dire que je le déteste – mais je ne pourrai jamais justifier ma colère ; comment dire à quelqu’un qui refuse de voir que vous l’aimez d’un amour véritable que vous êtes furieuse parce qu’il ne veut pas accepter que vos sentiments ne sont ni passagers ni insensés ? Il ne comprendrait pas car il dirait que je ne l’aime pas vraiment. J’imagine déjà notre conversation et sais que ce serait inutile de lui parler. Vaut mieux le laisser suivre son chemin et suivre le mien, même si j’ai l’impression d’être aveugle. Je suis certaine que c’est d’amour dont je parle. Mais je suis tout aussi certaine qu’il ne pense pas que c’est de l’amour et qu’il me trouve ridicule. Peut-être faut-il accepter qu’il y a des âmes sœurs qui ne se reconnaissent pas, qui ne se retrouvent pas. Il me semble que nos âmes sont parmi ces âmes, et que mon destin est tel que j’aurais à le laisser s’éloigner tout en sachant que je ne revivrai jamais de tels sentiments.



Goataroat is restless with excitement.

Viens, viens 2 months ago

Viens, viens doucement lueur d’été
Viens valser au sifflement des alizées
Mêler à mes cheveux le parfum des orchidées

Peins, peins vivement mes journées
Du bleu céleste dans le fleuve infiniment reflété
Et dont mon âme se recrée

Caresse, caresse tendrement mes pensées,
Berce-les comme si elles étaient
d’une inexprimable fragilité

Demeure, demeure plus que le temps d’un baiser
Afin que mon âme aura suffisamment respirée
Quand tu me quitteras pour une autre naufragée

Et qu’elle ne se mourera pas commes les fleurs fannées
Qui se perdent à mes pieds
Qui s’évaporent avec l’été…



Goataroat is restless with excitement.

Mon asile 2 months ago

Te souviens-tu des jours
que nous étions ignorants et heureux?
Et des feuilles qui nous servaient de feu?
T’en souviens-tu encore?

Te souviens-tu des jeux
que nous nous créions inlassablement?
De la solennité de nos serments?
Dévouements innocents.

Lis-tu quelques fois ces
drôles de vers que nous avons fait naitre?
Les mythes grecs que nous croyions connaitre?
En ris-tu comme moi?

Dors-tu de temps à autre
au rythme lent des étés achevés?
Vogues-tu sur le chant des alizées?
Répit inégalable.

Entends-tu nos voix pures
dans le rire des enfants dans la cour?
Dans l’éclat séraphique des beaux jours?
Les plus douces berceuses.

Vois-tu toujours le bleu
de ce beau ciel vierge, éternellement pur?
Le rêve à jamais tissé dans l’azur?
Ostensoir lumineux.

Portes-tu dans ton âme
Un trésor secret et irremplaçable?
L’enfance idyllique perdue dans le sable?
Remède à tout malheur.

Gravé en ma mémoire,
Le paradis sacré de mon enfance,
Pays où règnent la joie et la chance,
Impérissable asile.



Goataroat is restless with excitement.

L'aveu 2 months ago

Tu marches à mes cotés, et, l’air de rien,
Tu poses tes grandes mains sur mes épaules nues,
Tout de suite, je frissonne; de froid ou de Plaisir?
Le monde s’efface; il n’y a plus personne en vue.

Je n’entend plus que le rythme de nos pas et
ton souffle qui doucement me murmure à l’oreille
les tendres secrets que tu cherches à me cacher,
Les désirs supprimés que, ce soir, tes yeux trahissent.

En cette divine nuit, je ne te fuis pas,
Je sais bien que mon corps te conte mon envie,
Je suis consciente que pour la première fois,
Tu me vois telle que je suis; éprise de

Toi. Je ne sais où je vais, tu ne sais où tu
Es. Mais qu’on soit ensemble me suffit amplement.
Nos yeux écarquillés disent ce qu’on ose
Dire. Je sais maintenant, qu’on s’aime éperdument.



Goataroat is restless with excitement.

On se retrouvera toujours 2 months ago

Tu sais bien que
je t’aime éperdument,
Et je sais bien que
tu m’aimes absolument.

A chaque fois
qu’on se quitte
je me retrouve dans tes bras
On est fait pour vivre à deux.

De loin je reconnais
la promesse de tes pas,
Aveugle, quand meme je vois
Ton regard fixé sur moi.

On se parle sans dire
des mots qui ne pourraient
jamais suffir
pour exprimer les liens

Que nous avons tissés
l’un vers l’autre
au fil de notre correspondance.
Je suis la tienne,

Tu es le mien,
Nos deux coeurs s’appartiennent
Perdus, ils se retrouveront,
Eloignés, se reconnaitront.



Goataroat is restless with excitement.

When 2 months ago

To: My see-saw friends

The spacing doesn’t show up here so I’ve used dashes in place of spaces.

In single rooms in big cities -

In married beds in
//silent homes – waiting -
to erupt In
//treasure boxes and
//teenages diaries On
empty swings In
/lightless rivers –
///////////////////There,

It finds her.

When daylight turns to dust and
/waiting for a phone call she
//knew would never come Takes
/just one second too long When
//stripped of her daily artifice
/she lies in uneasy nudity When
she knows it’s time to mourn
/the living but ever-gone When
Despair of a culture knows No
/respite When she expects a
Visit, Demonstration and falls
/asleep When there is no music
in the din of the halls and
/no softness in the faces that
//populate her days When she
seeks solace in words Only
/to find the Truth staring up
//from the page Staring her in the
///eye When a Best Friend stops
Being without Others When decades-old
/pictures are snapshots of what
//Isn’t. When a dear friend must
leave and silent she only wants to
/Chain her with her tears
//Forever When the virgin knows
she will never know
/human love When the spinster knows
marriage is her myth When He embraces
/Her so tenderly just as
//he said he never could love her -
///In ways she wasn’t born to be
////Loved When the creaking see-saw
No longer evokes
/Sunsine and Children and her
/backgarden All those
//years melted And
/its sound is of
//Death waltzing, springing sprightly
///Up and Down Down and
///Up Up and
///Down – Then,

It finds her.



Goataroat is restless with excitement.

Not a short story, not a poem... 3 months ago

But it’s what I felt like writing. It’s a start.

What You Have Known
Inspired by SC, To Chicken

Before me, lovely – Beautiful; beloved, pure and free – all the things I’ll never be, in your brilliant face I see. Your coal-dark hair, its glossy fall; those bright dark eyes, their murmuring mysterious call, where pain and beauty bleakly shine. That fragile neck and slender waist, where pale long fingers seek to twine. Those swaying arms and dancer’s legs; that lilting laugh, that knowing smile, where sultry shadows glimpse your glow. That supple skin, so firm and brown; that fine-boned face and rippling form; the veils and dances cast by your gaze -

Oh! Such beauty was destined for love.
And I alone, always alone wishing, waiting, hoping – waiting.
And I Alone will never know.

The shiver of hair flowing over shoulders, like a whispering waterfall in midnight blue; a step so light it could spring weightless on the foamy clouds; eyes that at once hold the truth of day and promise of night; a flute-like form as light and entrancing as a sursurring summer breeze or a soundless ripple in a lonely lake.

To be so lovely – how must it be?

Wet urgent lips in the hot hollow of my neck and blinded eyes staring blankly, adoringly into my own unseeing ones. Welcome hands on faultless skin, fragrant and unblemished as new rose petals. Free bodies falling, colliding, pressing, pressuring, exploding into rhythms that I know yet haven’t felt; moving musically, unconsciously, harmoniously in a dance I know all the steps to but have never danced, to a melody that is at once universal and personal – and comes to me now, like a forgotten favourite childhood tune, in bursts and vague strains here and there, halting, starting, stopping, then starting again, jerking, baffling, frustrating, like a mocking mess of puzzle pieces on the floor, fragments too tiny and numerous for me ever to reconcile. If only I could hear it, not in my head, not in my sleep or in my dreams, but on my skin, I would remember every note and fit every fragment. But I’ll always be deaf to that music except in reverie – and there, after the dance, we collapse on that great grassy floor with a million stars raining down, with a kiss godnight, and a smile in the primrose light of dawn – a promise kept, what you have known, what I cannot.



Goataroat is restless with excitement.

Choice 4 months ago

A twist on fairytales? Erotica? Poetic prose? I’m toying with two or three ideas, and scribbling in two different notebooks, we’ll see what I start working on fast.



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